Une trousse de secours doit être présente, complète et accessible au moment où personne n'a le temps de la chercher. La catégorie couvre les trousses murales et portatives, les armoires à pharmacie, les recharges de consommables, les défibrillateurs et le matériel de sécurité incendie, extincteurs et signalisation associée. Mairies, écoles, EHPAD, centres de loisirs, services techniques et gymnases en équipent chaque bâtiment et chaque véhicule, comme les entreprises et les associations. Le catalogue traite ensemble le secours et l'incendie, deux obligations qui se vérifient au même moment lors d'un contrôle.
Une trousse incomplète équivaut à une trousse absente
C'est le constat le plus fréquent lors des visites de sécurité : le matériel existe mais les compresses sont périmées, les gants ont disparu et personne ne sait qui doit recompléter. La difficulté n'est donc pas d'acheter mais d'organiser le suivi, ce qui suppose un référent identifié par bâtiment, un inventaire daté et un stock de recharges au magasin. Les trousses murales à emplacements visibles rendent le manque immédiatement apparent, ce que ne fait pas une pochette fermée rangée dans un tiroir. Les trousses portatives suivent les équipes en intervention et équipent les véhicules de service. Les armoires à pharmacie centralisent le stock pour un bâtiment entier. Le défibrillateur, désormais présent dans de nombreux établissements recevant du public, appelle sa propre maintenance, électrodes et batterie ayant des dates de péremption distinctes. Ces matériels relèvent des matériels de soins, premiers secours et bien-être.
Le contenu se définit avec le médecin du travail, pas sur catalogue
C'est le point le plus souvent ignoré. Le code du travail impose la mise à disposition d'un matériel de premiers secours adapté à la nature des risques, facilement accessible, et sa composition est fixée en lien avec le médecin du travail : il n'existe pas de liste réglementaire universelle, et une trousse standard achetée sur catalogue ne suffit pas à satisfaire l'obligation dans un atelier ou une cuisine. Côté incendie, les extincteurs portatifs relèvent de la norme NF EN 3 et font l'objet d'une vérification périodique ; en établissement recevant du public, le règlement de sécurité issu de l'arrêté du 25 juin 1980 modifié fixe les obligations d'équipement, de signalisation et de contrôle. Ces vérifications se consignent et sont demandées lors des visites de la commission de sécurité. Le catalogue réunit également des distributeurs de savon et lingettes désinfectantes ainsi que du papier essuie-mains et des produits d'hygiène, chez des fournisseurs vérifiés. Les associations et les entreprises s'équipent aux mêmes conditions.