Une alarme protège un bâtiment quand personne ne s'y trouve, et la vidéosurveillance documente ce qui s'y est passé. Le catalogue réunit les centrales d'alarme et sirènes, les détecteurs de mouvement et d'ouverture, les caméras de vidéoprotection, les enregistreurs et les détecteurs de fumée autonomes. Communes, écoles, gymnases, services techniques et bailleurs les déploient sur leurs sites isolés, comme les entreprises et les associations. Le catalogue rappelle les obligations qui accompagnent ces dispositifs, car une installation de vidéoprotection irrégulière expose la collectivité plus qu'elle ne la protège.
Alarme, vidéoprotection, détection : trois dispositifs, trois finalités
L'alarme dissuade et alerte en temps réel, ce qui suppose que quelqu'un reçoive l'information et puisse intervenir : sans levée de doute ni astreinte, une sirène en pleine campagne ne produit aucun effet. La vidéoprotection ne dissuade que si elle est visible et signalée, et son intérêt principal reste l'exploitation des images après un fait, ce qui pose immédiatement la question de leur conservation et de leur accès. La détection incendie répond à une logique de sécurité des personnes et non des biens, et relève d'un cadre entièrement distinct. Les détecteurs de fumée autonomes et les détecteurs de mouvement et de présence constituent les capteurs de ces dispositifs. L'ensemble relève du rayon outillage, équipements et matériels.
Que faut-il prévoir avant d'installer une caméra dans votre projet ?
Trois démarches conditionnent la régularité de l'installation et se traitent avant l'achat du matériel. Un dispositif filmant la voie publique ou des lieux ouverts au public relève du code de la sécurité intérieure et suppose une autorisation préfectorale préalable, délivrée pour une durée limitée. Le traitement des images relève par ailleurs du règlement général sur la protection des données, ce qui impose de définir une finalité, une durée de conservation proportionnée, des accès restreints et une inscription au registre des traitements. L'information du public, enfin, doit être assurée par une signalétique visible à l'entrée des zones filmées. Les agents doivent également être informés lorsque des espaces de travail sont concernés, et les instances de dialogue social consultées. Une installation techniquement irréprochable mais dépourvue de ces éléments est irrégulière et ses images inexploitables. Ces démarches prennent plusieurs semaines, parfois plusieurs mois pour l'autorisation préfectorale, et elles doivent donc être engagées en même temps que la consultation et non après la livraison du matériel.
Le matériel se choisit sur l'exploitation, pas sur la définition
La résolution des caméras a cessé d'être le critère limitant ; ce qui décide de l'utilité d'une installation, c'est l'éclairage nocturne de la zone, l'angle de vue retenu et la capacité de stockage, qui doit couvrir la durée de conservation décidée sans la dépasser. Une caméra placée face à une source lumineuse ne restitue que des silhouettes, défaut d'implantation que la qualité du capteur ne corrige pas. Pour les installations extérieures, l'indice de protection contre l'eau et les poussières défini par la norme EN 60529 et l'indice de résistance aux chocs défini par la norme EN 62262 doivent correspondre à l'exposition et au risque de dégradation. Ces équipements relèvent du marquage CE, et la directive 2012/19/UE organise leur reprise en fin de vie. Panachats réunit des fournisseurs vérifiés dont les fiches précisent ces indices et ces caractéristiques, exploitables dans un dossier de consultation. Le catalogue comprend également les ampoules et sources LED des bâtiments, dont l'allumage est fréquemment commandé par les mêmes détecteurs : traiter les deux sujets ensemble évite d'installer deux dispositifs redondants dans un même couloir. Un accord-cadre à bons de commande permet ensuite de compléter une installation site par site, au rythme des budgets.