Les armatures et le ferraillage donnent au béton la résistance à la traction dont il est dépourvu, dans une dalle comme dans un muret. La catégorie couvre les treillis soudés, les aciers à béton en barres, les chaînages et armatures préfabriquées, les cales d'enrobage et les accessoires de ligature. Services techniques, régies de bâtiment, ateliers municipaux et centres techniques les commandent pour leurs reprises de maçonnerie, comme les entreprises du bâtiment et les artisans maçons. Le catalogue précise les nuances et les sections, données qui déterminent la résistance de l'ouvrage et non son apparence.
Le béton résiste à la compression, l'acier à la traction
C'est le principe qui fonde le béton armé et il explique pourquoi une dalle non ferraillée fissure sous une charge que le matériau supporterait sans peine en compression pure. Le treillis soudé, panneau ou rouleau de fils croisés, répartit les efforts dans les dalles et les planchers ; sa maille et son diamètre se choisissent selon les charges et l'épaisseur. Les barres à haute adhérence, dont les nervures assurent l'accrochage dans le béton, arment les poutres, les poteaux et les chaînages. Les armatures préfabriquées, chaînages et poutrelles, réduisent le temps de façonnage sur site. Les cales d'enrobage, souvent oubliées, garantissent que l'acier reste noyé à distance suffisante des parois : un acier trop proche de la surface se corrode et fait éclater le béton. Ces matériaux relèvent du rayon outillage, équipements et matériels.
Nuance, diamètre, enrobage : les trois données qui comptent
La norme NF EN 10080 traite les aciers pour l'armature du béton et définit leurs caractéristiques, dont la limite d'élasticité, qui figure dans la désignation du produit. C'est cette valeur qu'il faut préciser, et non une simple épaisseur. Le diamètre et l'espacement se déduisent du calcul de l'ouvrage, et un ferraillage improvisé sur un ouvrage porteur relève d'une étude et non d'un choix de chantier. L'enrobage, c'est-à-dire l'épaisseur de béton entre l'acier et la surface, dépend de la classe d'exposition définie par la norme NF EN 206 : plus le milieu est agressif, gel, sels ou humidité, plus l'enrobage doit être important. Les ligatures et les recouvrements de barres obéissent également à des règles précises : deux barres simplement posées bout à bout ne transmettent aucun effort, et la longueur de recouvrement dépend du diamètre et de la nuance retenus. Le catalogue réunit également des barrières de protection et de balisage de chantier, des bétonnières pour la préparation sur site et des caniveaux et grilles d'évacuation, chez des fournisseurs vérifiés. Les artisans maçons s'approvisionnent aux mêmes conditions.