Une sous-couche décide de l'adhérence et du rendement de la finition, ce qui en fait l'étape la plus rentable d'un chantier de peinture. La catégorie couvre les impressions pour supports poreux, les primaires d'accrochage pour surfaces lisses ou brillantes, les sous-couches bloquantes contre les taches, les primaires antirouille et les produits fixateurs de fonds. Écoles, mairies, EHPAD, gymnases et services techniques les emploient avant chaque campagne, comme les entreprises et les artisans peintres. Le catalogue les classe par nature de support, car une sous-couche universelle n'existe pas.
Chaque défaut de support appelle une sous-couche différente
Un plâtre neuf boit la peinture et absorbe irrégulièrement : une impression pour supports poreux régularise l'absorption et évite les différences de brillant sur le mur fini. Un ancien support brillant, laque ou carrelage, n'offre aucune accroche : un primaire spécifique crée le lien mécanique sans lequel la finition se décolle en plaques. Une trace de fuite, une auréole de nicotine ou un nœud de bois traversent une peinture ordinaire, même après plusieurs couches : seule une sous-couche bloquante les isole définitivement. Un support farinant, enfin, doit être fixé avant tout, faute de quoi la peinture emporte la poussière qui la porte. Ces quatre situations n'appellent pas le même produit, et c'est pourquoi la notion de sous-couche universelle induit en erreur. Ces produits relèvent des peintures, traitements et finitions.
L'étape qui économise une couche de finition
Une sous-couche coûte moins qu'une peinture de finition et remplit une partie du travail que celle-ci ferait moins bien : en régularisant l'absorption et en apportant de l'opacité, elle permet souvent de passer deux couches de finition au lieu de trois, ce qui rend l'opération neutre voire favorable sur le plan budgétaire, temps d'agent compris. Elle conditionne surtout la durée de vie du système : la plupart des décollements observés sur les chantiers de collectivité viennent d'une accroche insuffisante et non d'une finition défaillante. Sur le plan réglementaire, la directive 2004/42/CE limite les composés organiques volatils contenus dans les peintures, les produits de construction font l'objet d'un étiquetage de leurs émissions dans l'air intérieur, et le règlement (CE) n° 1272/2008 encadre l'étiquetage des dangers. Le catalogue réunit également des vernis et produits anti-mousse, des bombes de peinture pour les retouches et des lasures pour les bois extérieurs, chez des fournisseurs vérifiés. Les artisans peintres s'équipent aux mêmes conditions.