Un nettoyant ménager traite les surfaces les plus visibles d'un bâtiment, les sols et les vitres, dont l'état conditionne la perception du lieu. La catégorie couvre les nettoyants sols multisurfaces, les produits pour sols protégés, les lave-vitres et dégraissants de surfaces vitrées, les nettoyants sans rinçage et les concentrés à diluer. Écoles, mairies, EHPAD, médiathèques et gymnases en consomment chaque semaine, comme les entreprises de nettoyage et les associations. Le catalogue distingue les produits selon la nature du sol, car un nettoyant inadapté abîme un revêtement plus vite que le passage.
Quel nettoyant selon les sols de votre collectivité ?
Un même bâtiment réunit des revêtements qui n'acceptent pas les mêmes produits. Un carrelage supporte des détergents alcalins puissants. Un sol plastique protégé par une émulsion perd sa protection si on le lave avec un décapant ou un produit trop alcalin, et il faut alors refaire la protection, opération qui immobilise le local une journée. Un parquet vitrifié ne supporte ni l'eau abondante ni les produits agressifs. Un sol sportif obéit à des prescriptions du fabricant qui conditionnent la garantie et l'adhérence. Utiliser un produit unique pour tout revient donc à dégrader une partie du patrimoine, et la première mesure consiste à recenser les revêtements avant de choisir la gamme. Ces produits relèvent des produits ménagers du catalogue.
Le concentré à diluer plutôt que le prêt à l'emploi
Un produit concentré, dosé au moyen d'une centrale de dilution ou d'un doseur, revient nettement moins cher à l'usage, réduit les volumes transportés et stockés, et surtout supprime l'appréciation au jugé qui conduit au surdosage. Or le surdosage est la première cause de mauvais résultat : il laisse un film qui retient les salissures suivantes et rend les sols glissants, augmentant à la fois la dépense et le risque de chute. Pour les vitres, un produit peu moussant et une raclette de qualité valent mieux qu'un aérosol, la trace venant presque toujours du textile employé plutôt que du produit. Sur le plan réglementaire, le règlement (CE) n° 648/2004 encadre les détergents et leur étiquetage, et le règlement (CE) n° 1272/2008 la classification des dangers. Un dernier point mérite d'être arbitré avec le prestataire ou l'équipe : la fréquence de renouvellement de l'eau de lavage, un sol lavé avec une solution saturée ressortant plus sale qu'avant le passage. Le catalogue réunit également des pelles à poussière et balayettes, des poubelles et sacs poubelle des locaux et des seaux et chariots de lavage, chez des fournisseurs vérifiés. Les associations s'équipent aux mêmes conditions.