Une électropompe centrifuge déplace un volume d'eau d'un point à un autre, opération courante en relevage, en arrosage et en vidange. La catégorie couvre les pompes de surface monocellulaires, les modèles multicellulaires à haute pression, les pompes immergées de relevage, les pompes de vidange pour eaux chargées et les groupes avec coffret de commande. Services techniques, gestionnaires de stades, campings municipaux et centres techniques les emploient sur leurs réseaux, comme les entreprises et les exploitants de sites. Le catalogue précise les débits et les hauteurs manométriques, deux valeurs indissociables qu'une seule ne suffit jamais à décrire.
Le débit et la hauteur se lisent ensemble, jamais séparément
C'est la donnée que les descriptifs simplifient et qui produit les installations décevantes. Une pompe annoncée pour un débit élevé délivre ce débit à hauteur nulle : dès qu'il faut élever l'eau ou vaincre les pertes de charge d'un réseau, ce débit chute, parfois jusqu'à s'annuler. La courbe caractéristique, que le fabricant doit fournir, croise ces deux valeurs et constitue la seule information exploitable. Le calcul part donc de la hauteur manométrique totale, qui additionne la dénivellation géométrique et les pertes de charge du réseau, avant de vérifier le débit disponible à cette hauteur. Les modèles multicellulaires apportent la pression, les monocellulaires le débit, et les pompes de relevage acceptent des eaux chargées que les autres bloqueraient. Ces matériels relèvent des raccords et équipements de plomberie.
Amorçage, marche à sec et protection du réseau
Trois points conditionnent la fiabilité d'une installation. L'amorçage d'abord : une pompe de surface doit avoir sa conduite d'aspiration remplie pour démarrer, ce qu'un clapet de pied assure, et une hauteur d'aspiration excessive rend le démarrage impossible quelle que soit la puissance. La protection contre la marche à sec ensuite, indispensable dès qu'une réserve peut se vider, une pompe tournant sans eau se détruisant en quelques minutes. La protection du réseau d'eau potable enfin, lorsque l'installation y est raccordée : la norme NF EN 1717 encadre la protection contre les retours d'eau et impose un dispositif adapté au niveau de risque. Ces machines relèvent de la directive 2006/42/CE et du marquage CE, la norme EN 809 traitant les exigences de sécurité des pompes et groupes motopompes. Le catalogue réunit également des raccords et crochets d'ardoise, des raccords de chauffe-eau et de production d'eau chaude et des raccords coudés de plomberie, chez des fournisseurs vérifiés. Les exploitants de sites s'équipent aux mêmes conditions.