Le matériel d'affichage porte l'information dans un bâtiment public : consignes de sécurité, actes administratifs, plannings de service et travaux d'élèves. Le catalogue réunit les panneaux d'affichage intérieurs et extérieurs, les grilles d'exposition, les plannings muraux et les accessoires de tableau. Mairies, écoles, EPCI, établissements de santé et centres sociaux en équipent leurs locaux et leurs abords, comme les entreprises et les associations. Le catalogue distingue l'affichage réglementaire de l'affichage d'animation, deux usages qui n'appellent ni les mêmes supports ni les mêmes emplacements.
L'affichage en collectivité : quatre usages, quatre supports
Un même bâtiment abrite des affichages sans rapport les uns avec les autres. L'affichage réglementaire, actes administratifs et informations obligatoires, doit rester accessible au public et souvent consultable depuis l'extérieur, ce qui suppose une vitrine fermée et résistante aux intempéries. L'affichage de service, plannings, consignes et notes internes, s'adresse aux agents et se met à jour fréquemment, donc sur des supports effaçables ou aimantés. L'affichage pédagogique, en classe, combine écriture et fixation de documents. L'affichage temporaire, enfin, accompagne une exposition ou une manifestation et doit se monter et se démonter rapidement.
Les panneaux d'affichage intérieurs et extérieurs couvrent les deux premiers usages. Les grilles d'exposition modulaires équipent les manifestations et les expositions temporaires. Les plannings muraux pour l'organisation des services structurent le travail des équipes. Les accessoires de tableau, augets et porte-craies complètent les salles de classe et les salles de réunion. Les entreprises, les associations et les établissements privés équipent leurs locaux avec les mêmes familles.
Le support se choisit sur le mode de fixation des documents
C'est le critère pratique qui décide de l'usage réel, avant l'esthétique et avant le format. Un panneau en liège accepte les punaises et convient à un affichage de documents papier renouvelés souvent, mais il se dégrade là où les mêmes emplacements sont repiqués. Une surface émaillée aimantée supporte les aimants et l'écriture au feutre effaçable, solution durable pour un affichage de service, à condition de fournir les aimants avec le panneau. Une vitrine fermée à clé protège l'affichage réglementaire des retraits sauvages et des intempéries, et son joint conditionne l'étanchéité réelle en extérieur. Le format se déduit ensuite du nombre de documents à afficher simultanément, en tenant compte de la hauteur de lecture : un panneau posé trop haut n'est pas lu, et il doit rester consultable par une personne en fauteuil. La densité d'information compte enfin autant que la surface disponible : un panneau saturé n'est plus lu, et prévoir un support distinct par usage vaut mieux qu'un grand panneau où l'affichage réglementaire se perd au milieu des annonces d'associations.
Quelles obligations pour votre projet d'affichage extérieur ?
Aucune norme européenne ne vise en propre le panneau d'affichage. Trois cadres s'appliquent en revanche à l'implantation. Sur le domaine public, l'arrêté du 15 janvier 2007 relatif à l'accessibilité de la voirie impose de préserver la largeur de cheminement et de rendre tout obstacle détectable ; un panneau sur pieds mal implanté crée une non-conformité. L'installation d'un dispositif fixé au sol ou en façade relève des règles d'urbanisme locales, avec avis de l'architecte des bâtiments de France en secteur protégé. Pour les modèles autoportants exposés au vent, le fournisseur doit indiquer les conditions de lestage ou d'ancrage. À l'intérieur, en établissement recevant du public, la réaction au feu des matériaux affichés et des supports relève du règlement de sécurité incendie applicable aux ERP, issu de l'arrêté du 25 juin 1980 modifié. Ce point concerne directement les couloirs et les circulations, où l'accumulation de papier sur les murs constitue une charge combustible que les commissions de sécurité relèvent régulièrement. Prévoir des vitrines fermées plutôt qu'un affichage libre répond à cette observation tout en protégeant les documents.
Équiper un bâtiment entier plutôt que salle par salle
Les besoins d'affichage se révèlent au fil des demandes, ce qui produit des bâtiments équipés de dix modèles différents achetés au coup par coup. Traiter le sujet par bâtiment, en recensant les emplacements et les usages, permet de retenir deux ou trois références et de les décliner partout, ce qui simplifie les commandes ultérieures et donne une cohérence visuelle aux locaux. Panachats réunit des fournisseurs de matériel d'affichage vérifiés, dont les fiches précisent les formats, les surfaces, les modes de fixation et les accessoires fournis, exploitables dans un dossier de consultation. Un accord-cadre à bons de commande permet ensuite de compléter au fil des besoins sans relancer une consultation. Cette approche a un autre mérite : elle oblige à trancher la question des emplacements avant celle des produits. Un panneau posé dans un couloir sombre ou derrière une porte ouverte ne sera jamais lu, quelle que soit sa qualité, et le recensement préalable fait apparaître ces situations bien mieux qu'une commande passée sur description. Les entreprises et les associations y accèdent aux mêmes conditions.