Une serre permet à une commune de produire ses propres plants, d'hiverner ses végétaux fragiles et de conduire des projets pédagogiques toute l'année. La catégorie couvre les serres tunnel, les serres adossées, les châssis de multiplication et les modèles à structure aluminium sous verre ou polycarbonate, en plusieurs longueurs et hauteurs sous faîtage. Services espaces verts, écoles, lycées agricoles et EHPAD en équipent leurs terrains, comme les entreprises horticoles et les jardins partagés d'entreprise. Le catalogue les présente avec l'outillage de culture, qui conditionne l'usage réel de la surface abritée.
Tunnel, serre adossée, châssis : trois échelles de production
Le tunnel maraîcher, structure arceaux et film, couvre de grandes surfaces à coût maîtrisé et convient à la production de plants d'une régie espaces verts. Sa faiblesse est le film, à renouveler périodiquement, et sa sensibilité au vent si l'ancrage est sous-dimensionné. La serre adossée à un bâtiment récupère la chaleur de la façade et réduit les déperditions, solution pertinente pour un hivernage d'agrumes ou de plantes de bacs, mais elle dépend de l'orientation disponible. La serre à structure aluminium sous verre ou polycarbonate dure des décennies, se ventile finement et supporte les charges de neige, au prix d'un investissement supérieur et d'un dallage à prévoir. Les châssis de multiplication, bas et mobiles, suffisent aux semis et aux boutures d'une école ou d'un petit service. Ces équipements relèvent des matériels de jardinage d'un service espaces verts.
La serre : une structure calculée pour la neige et le vent
C'est un ouvrage, pas un accessoire, et c'est le point que les consultations sous-estiment le plus souvent. La norme EN 13031-1 traite la conception et la construction des serres commerciales : elle définit les charges à considérer, neige, vent et charges de culture suspendues, et le fournisseur doit produire une note de dimensionnement pour la zone d'implantation. L'ancrage suit ce calcul, par massifs béton ou par pieux vissés selon la nature du sol. La ventilation conditionne ensuite l'usage réel : sans ouvrants suffisants, la température devient ingérable dès le printemps et la production s'arrête. Le choix de la couverture arbitre entre transmission lumineuse, isolation et résistance à la grêle. Côté urbanisme, l'implantation relève d'une déclaration préalable ou d'un permis selon la surface créée et le plan local d'urbanisme. Le catalogue réunit également des souffleurs de feuilles pour les abords, des taille-haies pour les haies de clôture et des tondeuses pour les surfaces engazonnées, chez des fournisseurs vérifiés. Les exploitants horticoles privés s'équipent aux mêmes conditions.