Les cartouches et toners constituent le consommable informatique le plus régulier d'une collectivité, et souvent le plus coûteux sur la durée. La catégorie couvre les toners laser monochromes et couleur, les cartouches jet d'encre, les tambours et unités de fusion, les bouteilles d'encre pour systèmes rechargeables et les collecteurs de toner usagé. Mairies, écoles, EPCI, établissements de santé et centres sociaux en commandent chaque mois, comme les entreprises et les associations. Le catalogue les classe par compatibilité, seule façon de commander sans se tromper sur un parc hétérogène.
Réduire le coût d'impression sans changer les imprimantes
Le levier principal ne se trouve pas dans le prix de la cartouche mais dans l'homogénéité du parc. Une collectivité qui exploite quinze modèles d'imprimantes différents doit tenir quinze références de consommables, avec des ruptures fréquentes et aucun volume de commande. Ramener ce parc à trois ou quatre modèles divise le nombre de références, permet un stock utile et rend les commandes comparables d'une année sur l'autre. Le second levier tient au rendement annoncé, exprimé en nombre de pages, qui permet de calculer un coût à la page bien plus parlant que le prix unitaire : une cartouche haute capacité coûte davantage à l'achat et souvent moins à l'usage. Les tambours et unités de fusion, remplacés moins souvent, doivent être intégrés à ce calcul sous peine de fausser la comparaison. Ces consommables relèvent des matériels informatiques et multimédias.
Comment décrire un consommable sans désigner une marque ?
C'est la difficulté propre à cette famille dans un marché public. Le code de la commande publique interdit en principe qu'une spécification technique mentionne une marque, un procédé ou une provenance déterminés lorsque cela a pour effet de favoriser ou d'écarter certains opérateurs ; or un consommable d'impression se définit précisément par l'appareil qu'il alimente. La solution consiste à décrire le parc, modèle par modèle, en indiquant les compatibilités attendues et les rendements minimaux, plutôt que de lister des références commerciales. La question des consommables remanufacturés se pose alors, et elle doit être tranchée explicitement au marché, avec les garanties demandées. La reprise des cartouches usagées relève enfin de la directive 2012/19/UE et des filières de collecte, obligation qu'il est utile de mettre à la charge du titulaire. Le catalogue réunit également des chargeurs pour les équipements mobiles, des écrans et bornes interactives et des équipements multimédias de salle, chez des fournisseurs vérifiés. Les entreprises et les associations commandent aux mêmes conditions.