Une chute de trois mètres suffit à tuer, et le harnais antichute est le seul équipement qui protège réellement d'une chute de hauteur. La catégorie couvre les harnais antichute à points d'accrochage dorsal et sternal, les longes avec absorbeur d'énergie, les antichutes à rappel automatique, les lignes de vie temporaires et les dispositifs d'ancrage. Régies de bâtiment, services techniques, équipes de maintenance de toiture et centres de secours en dotent leurs agents formés, tout comme les entreprises du bâtiment et de l'industrie. Le catalogue traite le harnais comme un système complet, car aucun de ses éléments ne protège seul.
Un harnais seul n'a jamais arrêté une chute
C'est le malentendu le plus dangereux de cette famille. La protection contre les chutes repose sur un système de trois éléments indissociables : un point d'ancrage capable de reprendre l'effort, une liaison qui limite la hauteur de chute et absorbe l'énergie, et un harnais qui répartit le choc sur le corps. Retirer un maillon annule l'ensemble. Le tirant d'air, c'est-à-dire la hauteur libre sous l'opérateur, doit être vérifié avant chaque intervention : avec une longe à absorbeur, il faut plusieurs mètres pour que le système fonctionne, et sous cette hauteur l'agent touche le sol avant l'arrêt de la chute. Un antichute à rappel automatique réduit ce tirant d'air et convient aux hauteurs limitées. Le point d'accrochage dorsal reste la référence pour l'arrêt de chute, le sternal servant surtout aux systèmes guidés. Ces équipements relèvent des équipements de protection individuelle contre les chutes.
Normes, vérification périodique, formation : les trois obligations
Chaque composant a sa norme, et c'est ainsi qu'il faut rédiger le marché : la norme EN 361 pour le harnais d'antichute, la norme EN 355 pour les absorbeurs d'énergie, la norme EN 354 pour les longes, la norme EN 360 pour les antichutes à rappel automatique et la norme EN 795 pour les dispositifs d'ancrage. Ces équipements relèvent de la catégorie III du règlement (UE) 2016/425, celle des risques mortels, ce qui implique un contrôle de production par un organisme notifié et une notice en français impérative. Deux obligations pèsent ensuite sur l'employeur et ne sont pas négociables : la vérification périodique par une personne compétente, dont la fréquence et les modalités figurent dans la notice, et la formation des agents, sans laquelle le matériel ne doit pas être utilisé. La procédure de secours en cas de suspension doit également être prévue avant l'intervention. Le catalogue réunit aussi des lunettes de protection pour les travaux en hauteur, des masques et casques de soudage et des masques respiratoires et FFP2 contre les poussières, chez des fournisseurs vérifiés. Les entreprises du bâtiment s'équipent aux mêmes conditions.