Un gant anti-coupure protège la main d'une lame, d'une tôle ou d'un tesson, risque qui concerne autant une cuisine centrale qu'un atelier. La catégorie couvre les gants tricotés en fibres haute performance, les modèles enduits polyuréthane ou nitrile, les gants à niveaux de coupure élevés, les gants anti-chaleur et les modèles pour la manipulation du verre. Cuisines collectives, ateliers municipaux, déchetteries, services de collecte et régies de bâtiment en consomment en volume, comme les entreprises industrielles et les artisans. Le catalogue les classe par niveau de résistance, seule donnée qui permette de comparer deux modèles.
La résistance à la coupure se mesure, elle ne se devine pas
Deux gants d'aspect identique peuvent offrir des niveaux de protection très éloignés, et seul le marquage permet de les distinguer. La résistance vient de la fibre elle-même, para-aramide, polyéthylène haute ténacité ou fils composites intégrant du verre ou de l'acier, et non de l'épaisseur apparente. L'enduction ajoute la préhension et l'étanchéité partielle : le polyuréthane offre la meilleure sensibilité pour les gestes précis, le nitrile résiste mieux aux huiles et à l'abrasion, le latex accroche sur surfaces humides. Le compromis central de cette famille est connu : plus le niveau de coupure est élevé, plus le gant devient rigide, et un gant qui empêche de saisir une pièce est retiré au premier geste précis. Il vaut donc mieux retenir deux références distinctes, une pour la manipulation courante et une pour les tâches à risque élevé, qu'un modèle unique de compromis. Ces gants relèvent des gants de la dotation de travail.
Les niveaux de performance inscrits sur le gant
La norme EN 388 traite les gants de protection contre les risques mécaniques et définit un marquage à plusieurs niveaux : abrasion, coupure, déchirure, perforation, auxquels s'ajoute un indice de coupure établi selon un essai normalisé et noté par une lettre. C'est cet indice qu'il faut écrire au cahier des charges, plutôt qu'une mention générale d'anti-coupure. La norme EN ISO 21420 fixe les exigences générales applicables aux gants de protection, innocuité, dextérité et marquage. Pour les gants exposés à la chaleur, la norme EN 407 s'applique, et la norme EN 511 pour le froid. Ces équipements relèvent du règlement (UE) 2016/425, avec déclaration UE de conformité et notice en français ; les gants protégeant de risques irréversibles relèvent de la catégorie III. La taille est déterminante : un gant trop grand accroche et réduit la préhension, un gant trop petit fatigue la main. Le catalogue réunit également des gants de travail en cuir pour la manutention et des gants latex pour les travaux humides, chez des fournisseurs vérifiés. Les artisans s'équipent aux mêmes conditions.