Une veste de pluie doit tenir plusieurs heures sous l'averse sans que l'agent se retrouve mouillé de l'intérieur par sa propre transpiration. La catégorie couvre les vestes à membrane respirante, les modèles enduits PVC, les versions à coutures thermosoudées, les vestes de pluie signalées et les modèles à doublure amovible. Agents de voirie, équipes de collecte, services d'astreinte, gardiens d'équipements et régies de bâtiment en dotent chaque véhicule, comme les entreprises de travaux et de dépannage. Le catalogue indique pour chaque référence les niveaux d'imperméabilité et de respirabilité, deux données indissociables.
Rester sec dehors, mais aussi rester sec dedans
C'est la famille où la performance annoncée trompe le plus. Un tissu parfaitement étanche mais fermé produit exactement le même résultat qu'un vêtement qui prend l'eau : au bout d'une heure d'effort, l'agent est trempé, simplement par le dedans. Deux caractéristiques doivent donc être lues ensemble. L'imperméabilité décrit la résistance à la pénétration d'eau, la respirabilité la capacité à laisser sortir la vapeur. Les enductions PVC obtiennent la première et pas la seconde, ce qui les réserve aux interventions courtes et aux postes peu physiques. Les membranes techniques offrent les deux et se justifient dès qu'un agent travaille plusieurs heures sous la pluie. Les coutures constituent le second point faible : une couture simplement piquée laisse passer l'eau quel que soit le tissu, et seul un thermosoudage assure l'étanchéité complète. Ces vêtements font partie des vestes de la dotation de terrain.
Lire les deux niveaux inscrits au marquage avant de comparer
La norme EN 343 encadre la protection contre la pluie et définit deux échelles chiffrées, l'une pour la pénétration d'eau et l'autre pour la résistance évaporative, cette dernière décrivant la respirabilité. Ce sont ces deux niveaux qu'il faut écrire au cahier des charges, car ils constituent la seule base de comparaison entre deux offres. La norme EN ISO 13688 fixe les exigences générales des vêtements de protection, et la norme EN ISO 20471 s'ajoute pour les modèles signalés, avec la classe attendue. Ces équipements relèvent du règlement (UE) 2016/425, avec déclaration UE de conformité et notice en français, laquelle indique le nombre de cycles d'entretien admissibles : la déperlance de surface se dégrade au lavage et se réactive par un traitement, information à transmettre aux équipes. Le catalogue réunit également des vestes de travail en polycoton renforcé, des vestes hardshell pour les conditions sévères et des vestes haute visibilité pour le bord de route, chez des fournisseurs vérifiés. Les entreprises de dépannage s'équipent aux mêmes conditions.