Chiffons, éponges et raclettes constituent le consommable de base d'une équipe d'entretien, celui qui se compte en cartons chaque mois. La catégorie couvre les lavettes microfibres, les chiffons non tissés jetables, les éponges à récurer et grattantes, les raclettes de sol et de vitre et les supports de lavage à plat. Écoles, mairies, EHPAD, gymnases et cuisines centrales en consomment en continu, comme les entreprises de nettoyage et les associations. Le catalogue les classe par code couleur, méthode qui évite qu'une lavette de sanitaire finisse sur un plan de travail.
Le code couleur n'est pas un détail d'organisation
Une lavette utilisée dans un sanitaire puis passée sur une table de réfectoire transporte exactement ce qu'on cherchait à éliminer. C'est pourquoi les équipes d'entretien travaillent avec des couleurs affectées à des zones, une pour les sanitaires, une pour les surfaces alimentaires, une pour le mobilier, une pour les vitres. Ce système ne fonctionne que si les couleurs sont identiques dans tout le patrimoine et si le stock permet de ne jamais dépanner avec une autre teinte, ce qui suppose de commander les quatre couleurs en même temps et en quantités cohérentes. La microfibre a par ailleurs changé la donne technique : sa structure capte les particules et les graisses avec très peu de produit, voire à l'eau seule, ce qui réduit la consommation de détergent. Ces consommables relèvent des détergents et produits d'entretien.
Lavage à plat, essorage, entretien des textiles
La microfibre perd son efficacité si elle est lavée avec un adoucissant, qui obture les fibres, ou à température trop élevée, qui les altère : ces consignes doivent accompagner la commande et parvenir à l'équipe qui gère le linge, faute de quoi les lavettes sont remplacées prématurément sans que personne comprenne pourquoi. Le lavage à plat, avec des franges préimprégnées, supprime le seau et le rinçage, réduit fortement la charge portée par les agents et limite la dispersion des salissures d'une pièce à l'autre. Les éponges grattantes, enfin, rayent les inox brossés et les surfaces vitrocéramiques, ce qui impose de distinguer les abrasivités. Aucune norme ne vise ces consommables, et le cahier des charges doit porter sur des caractéristiques vérifiables : composition, grammage, dimensions et couleurs disponibles. Le catalogue réunit également des désodorisants et aérosols d'ambiance et des détartrants, gels et blocs pour sanitaires, chez des fournisseurs vérifiés. Les entreprises de nettoyage s'équipent aux mêmes conditions.