Un serre-joint ou un étau maintient la pièce pendant qu'on la travaille, condition d'un geste précis et d'une main indemne. La catégorie couvre les étaux d'établi à mors parallèles, les étaux orientables, les serre-joints à pompe et à vis, les presses à un main et les sauterelles de bridage. Services techniques, ateliers municipaux, écoles techniques, garages communaux et régies de bâtiment les emploient chaque jour, comme les entreprises de maintenance et les artisans. Le catalogue précise les ouvertures et les forces de serrage, deux données qui déterminent ce que l'outil peut réellement tenir.
Tenir la pièce, pas la retenir avec la main
Une part importante des accidents d'atelier vient d'un geste banal : garder la main sur ce que l'on usine. Elle se trouve alors exactement dans la zone où l'outil dérape, et le réflexe de retrait arrive toujours trop tard. Le bridage résout ce problème et améliore en même temps la qualité du travail, une pièce immobile se coupant droit. L'étau d'établi, fixé à demeure, offre la force de serrage la plus élevée et convient au travail du métal ; les mors parallèles conservent le parallélisme quelle que soit l'ouverture, ce que les modèles à mors inclinés perdent. Les modèles orientables permettent de présenter la pièce sous le bon angle. Les serre-joints à pompe se posent d'une main et conviennent au collage et au maintien temporaire, les sauterelles de bridage aux montages répétitifs. Ces outils relèvent du rayon outillage, équipements et matériels.
Ouverture, profondeur de col et protection des pièces
L'ouverture maximale détermine l'épaisseur admissible, mais c'est la profondeur de col, distance entre le point de serrage et le corps de l'outil, qui décide de la distance à laquelle on peut brider depuis un bord : un serre-joint à col profond atteint le centre d'un panneau, un modèle courant se limite aux rives. La force de serrage annoncée suppose un effort normal sur la poignée et non un tube de rallonge, pratique qui déforme la vis. Les mordaches et cales de protection évitent de marquer une pièce finie, réflexe que l'urgence fait oublier. Ces outils manuels ne relèvent pas de la directive machines, et le cahier des charges doit porter sur des caractéristiques vérifiables : ouverture, profondeur de col, force de serrage et nature des mors. Le catalogue réunit également des gaines électriques de passage de câbles, des interrupteurs, prises et appareillage des locaux et des isolants en rouleaux et matériaux biosourcés, chez des fournisseurs vérifiés. Les artisans s'équipent aux mêmes conditions.