Un raccord assure la liaison entre deux éléments d'un réseau, et c'est par lui que fuient la plupart des installations. Le catalogue réunit les raccords en laiton, les raccords à sertir et à compression pour tube multicouche, les tés et coudes de distribution, les raccords de chauffe-eau et les électropompes associées. Services techniques, régies de bâtiment, écoles, gymnases et EHPAD les commandent au fil des interventions, comme les entreprises de plomberie et les artisans. Le catalogue les classe par technologie d'assemblage, car un raccord ne se combine qu'avec le tube et l'outil pour lesquels il a été conçu.
Raccord droit laiton/cuivre à écrou prisonnier - femelle ø20 x 27 mm - Gedimat - NOYON ET THIEBAULT
GEDIMATRaccord coudé laiton/cuivre à écrou prisonnier - femelle ø20 x 27 mm - Gedimat - NOYON ET THIEBAULT
GEDIMATRaccord droit laiton/cuivre à écrou prisonnier - femelle ø12 x 17 mm - Gedimat - NOYON ET THIEBAULT
GEDIMATRaccord coudé laiton/cuivre à écrou prisonnier - mâle ø12 x 17 mm - Gedimat - NOYON ET THIEBAULT
GEDIMATCourbe cuivre à souder - femelle/femelle grand rayon 5002A angle 90° - Gedimat - NOYON ET THIEBAULT
GEDIMATLaiton vissé, multicouche serti, compression : trois systèmes
Le raccord en laiton fileté reste la solution universelle du dépannage : il se monte avec une clé et de l'étanchéité de filetage, se démonte, et se trouve partout. Sa mise en œuvre demande du soin, un filetage forcé ou une étanchéité mal posée créant une fuite lente qui se révèle des semaines plus tard derrière une cloison. Le multicouche à sertir constitue le standard des installations neuves : le tube conserve sa forme après cintrage, et le sertissage donne une liaison définitive et fiable, à condition d'employer la matrice prévue par le fabricant du raccord. La compression, avec bague et écrou, permet un assemblage démontable sans outil spécifique, solution intermédiaire adaptée aux reprises. Ces produits relèvent du rayon outillage, équipements et matériels.
Ne pas mélanger les systèmes de sertissage de votre projet
C'est le piège le plus coûteux de cette famille. Un profil de sertissage est propre à un fabricant ou à une famille de raccords, et employer une matrice d'un autre système produit une liaison qui paraît correcte, tient à la pression d'épreuve et fuit quelques mois plus tard, souvent en encastré. L'installation sort alors du domaine de validité du système et la garantie ne joue plus. La règle est donc simple : un tube, un raccord et une matrice du même système, et un service qui a retenu une gamme doit s'y tenir sur l'ensemble de son patrimoine, ce qui simplifie aussi le stock. Cette contrainte vaut également pour les interventions confiées à une entreprise, dont il faut vérifier qu'elle emploiera le système en place plutôt que le sien. Les matériaux au contact de l'eau destinée à la consommation humaine relèvent par ailleurs du code de la santé publique et doivent disposer d'une attestation de conformité sanitaire.
Les points de fuite se trouvent presque toujours aux liaisons
Une canalisation en bon état ne fuit pas en partie courante : les désordres se concentrent aux raccords, aux changements de direction et aux traversées. Trois causes reviennent. Le contact entre métaux différents, cuivre et acier notamment, provoque une corrosion galvanique qui perce la liaison en quelques années ; un raccord diélectrique interrompt ce phénomène. Le serrage excessif d'un filetage fissure le laiton, défaut invisible qui cède plus tard. Le mouvement enfin, dilatations et vibrations, fatigue les liaisons rigides mal supportées, ce qu'évitent des colliers correctement espacés. Sur un réseau d'eau chaude sanitaire, la protection contre le retour d'eau vers le réseau potable relève de la norme NF EN 1717, et la norme NF EN 1254 traite les raccords en cuivre et alliages de cuivre. Un dernier facteur mérite d'être connu : la qualité de l'eau distribuée. Une eau très douce ou très agressive attaque certains alliages, et une eau très dure entartre les sections réduites des raccords, deux phénomènes qui expliquent des durées de vie très différentes d'une commune à l'autre pour un matériel identique. Connaître la dureté de l'eau distribuée sur le territoire oriente donc utilement le choix des alliages et justifie parfois l'installation d'un adoucisseur en amont des équipements sensibles.
Tenir un stock de raccords plutôt que commander à chaque fuite
Une fuite ne se programme pas et se répare le jour même, ce qui fait du stock de raccords une nécessité de service plutôt qu'une commodité. La règle qui fonctionne consiste à normaliser les diamètres et le système d'assemblage sur l'ensemble du patrimoine, puis à tenir au magasin les références correspondantes en quelques exemplaires. Un service qui gère un seul système intervient immédiatement, un service qui en gère quatre passe sa journée à chercher. Cette normalisation se construit dans la durée, à mesure des remplacements, et suppose de tenir un relevé des diamètres et des systèmes présents bâtiment par bâtiment. Panachats réunit des fournisseurs de fournitures de plomberie vérifiés, dont les fiches précisent les diamètres, les technologies d'assemblage, les compatibilités de matrice et les attestations sanitaires, exploitables dans un dossier de consultation. Une réserve de joints, de bagues et d'étanchéité de filetage complète utilement ce stock, ces pièces à quelques centimes bloquant une intervention aussi sûrement qu'un raccord manquant. Le catalogue comprend également les électropompes centrifuges de relevage, les raccords et crochets d'ardoise et les raccords spécifiques de chauffe-eau, chez des fournisseurs vérifiés. Les artisans plombiers s'équipent aux mêmes conditions.