Une chaussure de cuisine affronte un sol constamment gras et humide, situation où l'adhérence prime sur toutes les autres qualités. La catégorie couvre les sabots fermés à l'arrière, les chaussures de sécurité à embout pour les zones de réception, les modèles sans lacets faciles à laver et les versions à semelle antidérapante renforcée. Cuisines centrales, restaurants scolaires, EHPAD, cuisines hospitalières et offices en dotent leurs équipes, comme les restaurants d'entreprise et les traiteurs. Le catalogue les distingue des chaussures de chantier, dont les semelles ne conviennent pas à un sol de cuisine.
Quelle chaussure pour les cuisines de votre collectivité ?
La chute de plain-pied est le premier accident du travail en restauration collective, loin devant la coupure et la brûlure, et c'est la semelle qui décide. Un profil conçu pour évacuer la graisse et l'eau, avec des rainures ouvertes vers l'extérieur, n'a rien à voir avec une semelle à crampons de chantier, laquelle retient la matière et devient glissante en quelques minutes. Le sabot fermé à l'arrière reste le modèle le plus répandu en zone de production : léger, lavable, il s'enfile rapidement, à condition que la bride arrière soit réellement portée. La chaussure à embout de protection devient nécessaire en réception de marchandises et en économat, où circulent transpalettes et charges lourdes. Les modèles sans lacets se nettoient sans point de rétention et évitent qu'un lacet traîne dans une flaque. Ces modèles font partie des chaussures de sécurité destinées aux services techniques.
Adhérence, embout, lavage : les trois exigences à écrire au marché
Les propriétés d'adhérence sont codifiées au marquage de la chaussure et testées sur des sols de référence, dont un sol gras : c'est cette information qu'il faut exiger, plutôt qu'une mention commerciale d'antidérapance. La présence d'un embout se décide poste par poste ; la norme EN ISO 20345 s'applique aux modèles à embout de protection, et la norme EN ISO 20347 aux chaussures de travail dépourvues d'embout, avec dans les deux cas des codes qui précisent l'antistatisme, l'absorption d'énergie au talon et la résistance à l'eau. Le lavage vient ensuite : une chaussure de cuisine se nettoie plusieurs fois par semaine, et les matériaux doivent le supporter sans se déformer. Ces équipements relèvent du règlement (UE) 2016/425, avec déclaration UE de conformité et notice en français. Le catalogue réunit également des chaussures de sécurité basses pour l'économat, des chaussures de sécurité hautes pour la réception et des chaussures de sécurité sans pièce métallique, chez des fournisseurs vérifiés. Les traiteurs s'équipent aux mêmes conditions.