Un chauffe-eau électrique équipe les bâtiments dépourvus de réseau de gaz, situation de la majorité des annexes et des petits équipements communaux. La catégorie couvre les ballons à accumulation verticaux et horizontaux, les modèles à résistance stéatite ou blindée, les chauffe-eau instantanés de faible débit, les modèles thermodynamiques et les kits de fixation et de raccordement. Écoles, mairies, gymnases, centres sociaux et logements de fonction les remplacent au fil des pannes, comme les entreprises et les bailleurs. Le catalogue précise les types de résistance, différence qui commande l'entretien dans les eaux calcaires.
Quel ballon pour les bâtiments de votre collectivité ?
La capacité se dimensionne sur le puisage de pointe et non sur la consommation journalière : un vestiaire utilisé une heure par jour demande davantage qu'un local occupé en continu à volume égal. Le type de résistance constitue ensuite le choix structurant. Une résistance blindée baigne directement dans l'eau, chauffe efficacement mais s'entartre rapidement en eau dure et impose un détartrage avec vidange. Une résistance stéatite est protégée par un fourreau, ne touche pas l'eau et se remplace sans vidanger la cuve, ce qui divise le temps d'intervention et justifie le surcoût dans une eau calcaire. Le modèle thermodynamique, qui puise les calories dans l'air, divise fortement la consommation mais suppose un volume de local suffisant et une évacuation d'air, deux contraintes qui écartent les petits locaux techniques et qu'il faut vérifier avant toute consultation. Ces appareils relèvent des chauffe-eau du catalogue.
Anode, groupe de sécurité, consigne : les trois points d'entretien
L'anode protège la cuve par sacrifice et se contrôle périodiquement, faute de quoi la corrosion attaque la cuve elle-même et l'appareil devient irréparable. Le groupe de sécurité s'entartre et doit être manœuvré régulièrement pour rester fonctionnel ; s'il coule en permanence pendant la chauffe, c'est généralement le vase d'expansion qui est en cause et non lui. La température de consigne relève enfin d'un arbitrage sanitaire : l'arrêté du 1er février 2010 encadre la surveillance des légionelles dans les installations d'eau chaude sanitaire des établissements recevant du public, avec des exigences de température et des relevés à tenir, et la limitation au point de puisage se traite par un mitigeur en aval. Le règlement (UE) 814/2013 fixe les exigences d'écoconception applicables aux chauffe-eau. Le catalogue réunit également des chauffe-eau thermostatiques à régulation fine et des chauffe-eau à accumulation à gaz, chez des fournisseurs vérifiés. Les bailleurs s'équipent aux mêmes conditions.