Un tableau électrique répartit et protège, et son état conditionne la sécurité de tout un bâtiment public. La catégorie couvre les coffrets et armoires de répartition, les disjoncteurs divisionnaires, les interrupteurs différentiels, les parafoudres et les accessoires de repérage et de raccordement. Services techniques, régies de bâtiment, écoles, gymnases et centres sociaux les font évoluer au fil des travaux, comme les entreprises d'électricité et les artisans. Le catalogue précise les caractéristiques de coupure et de sensibilité, valeurs qui déterminent la protection réelle des personnes et des matériels.
Le tableau protège les personnes d'abord, les matériels ensuite
Deux fonctions coexistent dans un même coffret et se confondent souvent. Le disjoncteur divisionnaire protège le circuit contre les surintensités et les courts-circuits, donc contre l'échauffement des conducteurs et l'incendie ; son calibre doit correspondre à la section du câble qu'il protège, et non à la puissance de l'appareil branché. L'interrupteur différentiel protège les personnes en coupant lorsqu'un courant de fuite apparaît, situation d'un contact avec une masse mise accidentellement sous tension ; sa sensibilité détermine le seuil de déclenchement. Le parafoudre traite un troisième risque, celui des surtensions transitoires, particulièrement présent sur les sites isolés et les bâtiments équipés d'électronique. Le repérage des circuits, enfin, conditionne la rapidité de toute intervention ultérieure : un tableau non repéré oblige à couper au hasard pour identifier une ligne, ce qui immobilise un bâtiment entier pendant le diagnostic. Ces matériels relèvent des matériels électriques du catalogue.
Le tableau électrique : un ouvrage encadré, pas un assemblage
La norme NF C 15-100 encadre les installations électriques à basse tension et fixe les règles de conception, de protection et de mise en œuvre applicables aux bâtiments, y compris la nature et la sensibilité des protections différentielles et le sectionnement des circuits. La norme EN 61439 traite les ensembles d'appareillage à basse tension, c'est-à-dire le tableau considéré comme un tout et non comme une somme de composants, ce qui suppose une déclaration du constructeur de l'ensemble. La norme EN 60898 traite les disjoncteurs pour installations domestiques et analogues. Dans un établissement recevant du public, les installations électriques font l'objet d'une vérification périodique par un organisme, dont les observations doivent être levées et consignées. Une modification de tableau relève donc d'une intervention encadrée, pas d'un ajout de module. Le catalogue réunit également des lampes, spots et torches d'intervention et des rallonges électriques et enrouleurs, chez des fournisseurs vérifiés. Les entreprises d'électricité s'approvisionnent aux mêmes conditions.