La robinetterie est le seul élément du réseau d'eau que les usagers touchent, et celui qui concentre les exigences sanitaires d'un bâtiment public. Le catalogue réunit les mitigeurs de lavabo et de lave-mains, les mitigeurs thermostatiques, les modèles de bain et de douche, les mitigeurs de cuisine et d'évier ainsi que les cartouches de rechange. Écoles, gymnases, EHPAD, mairies et cuisines centrales les renouvellent par campagnes, comme les entreprises et les structures privées. Le catalogue les organise par point de puisage, car chacun combine différemment brûlure, hygiène et accessibilité.
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GEDIMAT PARIS-OUESTLavabo, douche, cuisine : trois points de puisage, trois exigences
Un même bâtiment réunit des points d'eau dont les contraintes n'ont rien de commun. Le lavabo de sanitaire collectif est manœuvré des centaines de fois par jour et doit rester accessible à tous, ce qui met la commande au premier plan. La douche de vestiaire concentre le risque de brûlure et celui lié aux légionelles, l'aérosol formé étant le vecteur de contamination, ce qui impose une régulation thermostatique. La cuisine de production demande un gabarit et un débit sans rapport avec les autres, ainsi qu'une commande manœuvrable sans les mains. Ces trois situations coexistent dans un même établissement et se traitent pourtant trop souvent avec une gamme unique, ce qui laisse une partie des points d'eau inadaptés à leur usage réel.
Les mitigeurs de lave-mains temporisés ou électroniques équipent les sanitaires les plus fréquentés. Les mitigeurs thermostatiques à butée de sécurité traitent le risque de brûlure. Les mitigeurs de bain et de douche collectifs couvrent les vestiaires et les salles de bain d'établissement. L'ensemble relève du rayon outillage, équipements et matériels.
Deux risques opposés que la robinetterie doit concilier
C'est le point central de ce rayon et il explique la plupart des choix techniques. Une eau chaude sanitaire stockée et distribuée à température insuffisante favorise la prolifération des légionelles, bactéries responsables d'infections pulmonaires graves qui se transmettent par inhalation d'aérosols, notamment sous une douche. Une eau distribuée trop chaude expose en revanche à la brûlure, risque majeur auprès des jeunes enfants et des personnes âgées, qui ne se retirent pas assez vite. La réponse consiste à produire et distribuer chaud, puis à limiter la température au plus près du point de puisage, au moyen d'un mitigeur thermostatique ou d'un limiteur. Cette architecture doit être pensée à la conception, et non corrigée après un incident. Elle suppose de distinguer les points de puisage accessibles au public, où la limitation s'impose, des points réservés au personnel ou aux usages techniques, où l'eau doit rester disponible à température. Le repérage de ces deux catégories, bâtiment par bâtiment, précède utilement toute campagne de remplacement. Il fait souvent apparaître des situations non traitées, comme une douche de vestiaire alimentée sans limitation ou un lave-mains de crèche relié directement à la production, que personne n'avait identifiées faute d'inventaire.
Accessibilité, économies d'eau et attestations sanitaires
Trois cadres s'ajoutent au précédent. L'arrêté du 30 novembre 2005 fixe les règles applicables aux installations de production et de distribution d'eau chaude sanitaire dans les bâtiments recevant du public, avec des températures et une surveillance à consigner. L'arrêté du 8 décembre 2017 fixe les dispositions d'accessibilité applicables aux établissements existants, dont la manœuvrabilité des commandes sans préhension fine ni effort, ce qui écarte les croisillons au profit des leviers longs et des commandes automatiques. Le code de la santé publique impose enfin une attestation de conformité sanitaire pour les matériaux au contact de l'eau destinée à la consommation humaine. Sur le plan technique, la norme EN 817 traite les mitigeurs mécaniques et la norme EN 1111 les mitigeurs thermostatiques, références à citer au cahier des charges.
Remplacer par campagnes plutôt qu'au fil des pannes
La robinetterie s'use de façon prévisible, et une campagne menée bâtiment par bâtiment coûte nettement moins qu'une succession d'interventions ponctuelles étalées sur plusieurs années, tout en permettant d'homogénéiser les cartouches et donc le stock de pièces détachées. Retenir une gamme unique par type de point de puisage simplifie durablement la maintenance : un agent formé sur un modèle intervient partout, et le magasin tient quelques références de cartouches au lieu de vingt. Panachats réunit des fournisseurs de robinetterie sanitaire vérifiés, dont les fiches précisent les références normatives, les attestations sanitaires, les débits et les entraxes, exploitables dans un dossier de consultation. Un accord-cadre à bons de commande permet d'échelonner les campagnes sur plusieurs exercices tout en conservant la même gamme. Une précaution facilite ces opérations : conserver quelques appareils complets en réserve, en plus des cartouches. Un mitigeur cassé un vendredi soir dans un vestiaire de gymnase ne peut pas attendre une commande, et le remplacement à l'identique évite d'introduire une référence supplémentaire dans le parc pour une intervention d'urgence. Les entreprises et les structures privées y accèdent aux mêmes conditions.